Je sais que la perte d’un être cher est difficile.
Quand j’ai perdu mon mari d’un cancer foudroyant, le temps s’est arrêté. La maladie s’est déclenchée si vite, pas le temps de comprendre l’impensable, tout s’est accéléré. Et puis, un jour ce résultat terrible : il lui reste 4 à 9 mois de vie. Non ! Ils se sont trompés ! Ce n’est pas possible ! Le temps s’est figé. Entre les séances de chimio et les rayons, un espoir de rester quelques mois ou peut-être quelques années de plus que le diagnostic.
Mais hélas ! la maladie a progressé si vite que le médecin nous a annoncé qu’on arrêtait le traitement, qu’il ne pouvait plus rien, c’était fini. Pendant 8 semaines, 8 semaines de souffrances physiques et psychologiques, Michel s’est battu contre le cancer.
Moi, je n’ai pas accepté !
L’après est dur à vivre. Tant de questions : Pourquoi nous ? Pourquoi cette maladie ? Pourquoi est-il parti si vite ? Qu’aurais-je pu faire pour éviter cela ? Comment vivre seule maintenant ?
J’aurais voulu partir avec lui, je me sentais coupable : coupable d’être encore là, coupable de ne pas l’avoir sauvé. J’aurais dû voir ! J’aurais dû le forcer à faire des examens plus tôt.
Je n’arrivais plus à me nourrir, plus le goût de vivre, des angoisses terribles, des vertiges, un sommeil perturbé. Et puis les premières fois sans lui : premier Noël sans lui, premier anniversaire, première fête des pères sans lui.
Je pensais m’en sortir seule, je voulais m’en sortir seule.
J’ai la chance que ma fille Nathalie soit kinésiologue et la séance qu’elle m’a faite a permis de m’apaiser, de retirer cette culpabilité.
Dès la première séance, la boule au ventre que j’avais depuis un an est partie. Cette séance a permis de rééquilibrer mon corps et d’apaiser mon mental et mes émotions. J’avais des vertiges et un sommeil compliqué, je ne les ai plus.
Ne me demandez pas comment marche la kinésiologie, je n’en sais rien, mais le résultat est là et cela marche.
Bien sûr, Michel me manque tous les jours, mais je sais qu’il sera toujours avec moi.
Brigitte, 65 ans
